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La constitution de l'Eglise, un domaine réservé âprement disputé

Chronique du concile de Constance d

Chronique du concile de Constance d'Ulrich von Richental.
Cardinaux, prélats et docteurs sont assemblés autour de Jean XXIII sous le regard de la Vierge à l'enfant.
Vers 1460/65. H: 39 cm, B: 29 cm. Constance, Rosgarten Museum.
Source : Wikipedia

Pour penser le schisme pontifical, les contributeurs s’appuient sur les deux principaux clivages constitutionnels développés, dans les années 1250-1350, autour de la question des origines de la juridiction pontificale et du consentement de l’Eglise.

Un premier clivage oppose les adversaires de la puissance pontificale aux décrétalistes. Pour les premiers, la réalisation de l’union ne saurait en rien être entravée par la stature pontificale des contendants. Ces auteurs ne jurent que par l’ancienne loi de l’Eglise, dont ils retiennent que le pontife n’est jamais qu’un évêque parmi d’autres, chargé d’un office de paix symbolique : ils contestent donc sa supériorité juridictionnelle. Ce mouvement rassemble aux quatre coins de l’Occident latin des intellectuels dont les propositions, pour être nourries d’un même élan épistémologique, n’en restent pas moins extraordinairement singulières.

Un second clivage, parmi les décrétalistes, repose sur l’interprétation qu’ils donnent des limites de l’obligation politique de l’Eglise envers le pape. Un grand nombre accepte l’application à l’Eglise universelle de la doctrine de la corporation du droit romain selon Azon : le pape, quoique supérieur à chaque prélat individuel, est subordonné à l’Eglise prise comme un tout. La souveraineté réside de façon inaliénable dans le peuple : son consentement limite le pouvoir du dirigeant.

Pour les hiérocrates, défenseurs de la plenitudo potestatis, une juridiction immanente d’origine divine, il est essentiel de dénoncer les propositions toutes aussi scandaleuses des réformateurs du premier acabit comme des décrétalistes du second.


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